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AT/MP

Plateforme de gestion AT/MP : de la déclaration à la décision

Publié le

1/10/26

11min.
Aline Carduner
Équipe réunie autour de la prévention des risques professionnels et du document unique

Une plateforme de gestion AT/MP prend en charge le cycle complet d'un dossier accident du travail ou maladie professionnelle : la déclaration à la caisse sous 48 heures, les réserves motivées sous 10 jours, le suivi de l'instruction jusqu'à la décision de prise en charge, puis le contrôle de ce qui est imputé au compte employeur. Ce n'est pas un outil de prévention, ni un logiciel QHSE. Son objet est administratif et financier : ne rater aucune échéance, documenter chaque dossier, et lire sa sinistralité en temps réel établissement par établissement.

Un dossier AT/MP se perd rarement sur le fond. Il se perd sur un délai.

Trois questions suffisent à savoir si votre organisation tient. Votre gestion couvre-t-elle l'intégralité du cycle, de la déclaration jusqu'à la décision de prise en charge ? Formulez-vous des observations à chaque étape de l'instruction ? Vos actions aboutissent-elles à des refus de prise en charge ? Une seule réponse négative suffit à laisser passer des dossiers.

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Ce que coûte l'absence d'outil, chaque année

Neoptim observe chez ses clients un modèle de coût qui se répète. Les valeurs ci-dessous sont une moyenne observée chez les clients de Neoptim pour une structure de 150 salariés. Elles ne décrivent pas toutes les organisations, mais donnent l'ordre de grandeur de ce qui se joue sur une année.

Moyenne observée chez les clients de Neoptim pour une structure de 150 salariés. Nombre de dossiers retenus par la CPAM d'après le rapport CPAM de novembre 2025. Ordre de grandeur, pas une norme applicable à toutes les organisations.
Sur une annéeVolumeCoût
Accidents du travail déclarés15
Dossiers retenus par la CPAM14
Dossiers éligibles à des réserves10
Dossiers non contestés faute de suivi
4 dossiers à 15 000 € par an sur 3 ans
460 000 €
Temps RH absorbé par l'administratif
3 h par dossier, sur la base d'un salaire brut chargé de 4 500 €
45 h1 300 €
Risque financier évitable61 300 €

À ce montant s'ajoutent les coûts indirects liés à l'absence ou à l'incapacité d'un collaborateur : remplacement, désorganisation d'une équipe, production perdue. Ils n'apparaissent sur aucune ligne comptable dédiée, ce qui ne les rend pas moins réels.

Le chiffre qui mérite l'attention n'est pas le total. C'est l'écart entre les dossiers éligibles à des réserves et ceux qui ne sont jamais contestés. Des dossiers perdus non pas sur le fond, mais faute de quelqu'un pour les tenir dans les délais.

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Le cycle AT/MP en trois temps

Neorisk, la plateforme développée par Neoptim, découpe la vie d'un dossier en trois séquences. Chacune a ses échéances, ses points de contrôle et ses responsables.

1. Déclarer

C'est la seule étape où l'employeur est maître du calendrier. Elle se joue en quatre temps :

  • les champs du formulaire CERFA sont pré-remplis automatiquement ;
  • la rédaction de la déclaration est assistée par une IA vocale mise à disposition du client, selon son consentement, qui transcrit le récit de l'accident au lieu de le faire ressaisir ;
  • un consultant spécialisé vérifie et corrige la déclaration avant tout envoi ;
  • la transmission part sur net-entreprises auprès de la CPAM, après confirmation du client.

L'ordre compte. Rien ne part sans relecture humaine ni validation du client. L'automatisation porte sur la saisie, pas sur la décision d'envoyer.

2. Instruire et sécuriser la phase administrative

C'est la phase où les dossiers se gagnent ou se perdent, et celle qui demande le plus de temps aux équipes RH. Un consultant la prend en charge, avec l'appui d'un cabinet d'avocats :

  • analyse factuelle du dossier à partir des éléments déposés sur la plateforme ;
  • lettres de réserves rédigées dans le délai de 10 jours, sur la base des préconisations d'un cabinet d'avocats indépendant ;
  • alertes automatiques à chaque échéance, y compris pendant la phase d'enquête de la caisse ;
  • traitement entièrement numérique : chaque document déposé informe en direct le consultant et l'avocat, sans relance.

La fiche dossier tient sur un écran : détail de l'incident, lésions constatées, délai limite, statut de traitement. De quoi savoir en dix secondes si un dossier est en retard.

3. Piloter

Le tableau de bord donne une vue en temps réel des dossiers en cours, par typologie et par statut, avec accès immédiat à chaque dossier actif. Au-dessus, une lecture consolidée de la thématique AT/MP et de ses conséquences financières et administratives. L'objectif : un taux AT/MP qui reflète la réalité des dossiers, et non l'accumulation de ceux que personne n'a eu le temps de contester.

Neoptim annonce, à l'horizon d'un an après la mise en place d'un pilotage structuré, une baisse de sinistralité de l'ordre de 30 %, environ 5 accidents du travail évités et une quinzaine d'heures RH redirigées vers autre chose que de la saisie. Ce sont des ordres de grandeur constatés, pas un engagement contractuel : le résultat dépend du volume de dossiers, de la qualité des éléments transmis et de la réactivité des équipes.

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Les délais qui font perdre un dossier

Trois échéances se succèdent dans les premiers jours. Chacune se rate facilement quand les dossiers arrivent par mail, par téléphone ou par le manager de site.

24 heures pour le salarié, 48 heures pour vous

Le salarié dispose de 24 heures pour informer son employeur de l'accident, en précisant le lieu, les circonstances et l'identité des témoins. L'employeur dispose ensuite de 48 heures, hors dimanches et jours fériés, pour adresser la déclaration à la caisse primaire.

Le point de départ mérite qu'on s'y arrête : ces 48 heures courent à compter du moment où l'employeur a connaissance de l'accident, pas de la date de l'accident. Un salarié qui signale un événement trois semaines plus tard ne vous met pas hors délai, à condition que la date de connaissance soit tracée. Encore faut-il l'avoir tracée. Une plateforme horodate la remontée, identifie le délai applicable et fait partir le compte à rebours à ce moment précis.

La déclaration se fait sur le compte entreprise, via net-entreprises.fr, ou par l'imprimé S6200 en lettre recommandée. En parallèle, l'employeur remet immédiatement au salarié la feuille d'accident S6201, celle qui lui ouvre le tiers payant. C'est un oubli fréquent, et il se voit tout de suite côté salarié.

10 jours pour des réserves motivées

Les réserves sont le seul moment où vous pouvez contester le caractère professionnel avant que la décision ne tombe. Elles accompagnent la déclaration, ou sont adressées séparément dans un délai maximum de 10 jours après la date d'établissement de la déclaration.

Deux conditions pour qu'elles servent. Elles doivent être motivées : faits précis, circonstances de temps et de lieu, absence de témoin, cause étrangère au travail. Des réserves de principe ne sont pas retenues. Et elles doivent être posées dans le délai, sans exception.

C'est là que l'industrialisation change le résultat. Dix jours, c'est court quand le dossier remonte d'un établissement en région, que le responsable de site est en congés et que personne ne sait qui rédige. Une alerte automatique, une analyse des pièces déposées et une rédaction confiée à quelqu'un dont c'est le métier suffisent à ne plus laisser passer une réserve utile.

20 jours pour répondre au questionnaire

Quand la caisse ouvre des investigations, elle adresse un questionnaire. Vous avez 20 jours pour y répondre. Passé ce délai, la réponse n'est plus recevable et la caisse peut statuer sans vos éléments. Un questionnaire qui dort dans une boîte mail partagée est une décision perdue d'avance.

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Suivre l'instruction sans relancer à l'aveugle

Une fois la déclaration partie, le dossier échappe à l'employeur pendant plusieurs semaines. Connaître les délais de la caisse permet de savoir quand une décision va tomber, et donc quand se tenir prêt.

Accident du travail : 30 jours, 70 en cas d'investigation

La caisse dispose de 30 jours à compter de la réception de la déclaration et du certificat médical initial pour se prononcer sur le caractère professionnel. Ce délai passe à 70 jours si vos réserves motivées sont retenues ou si la caisse estime que des vérifications sont nécessaires.

Une phase contradictoire de 10 jours précède la décision : vous consultez le dossier complet et formulez vos observations. Ensuite, la consultation reste possible mais les observations sont closes. Dix jours pendant lesquels quelqu'un doit avoir le temps de lire un dossier.

Le suivi journalier n'est pas du confort

Savoir à tout instant où en est chaque dossier et quelle échéance approche, c'est ce qui permet de préparer une phase contradictoire au lieu de la découvrir. Sur dix dossiers par an, un tableur tient. Sur cent dossiers répartis sur quinze établissements, il ne tient plus : personne ne relit un tableur tous les matins.

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Les maladies professionnelles, un autre calendrier et un autre travail

Un dossier MP ne se traite pas comme un accident du travail. Délais plus longs, pièces plus nombreuses, exposition qui remonte souvent à plusieurs années.

120 jours, et quatre mois de plus si le CRRMP est saisi

La caisse dispose de 120 jours, soit environ quatre mois : 100 jours d'instruction et de vérifications, puis 20 jours de phase contradictoire, les observations n'étant recevables que sur les 10 premiers.

Si la pathologie figure à un tableau sans en remplir toutes les conditions, ou n'y figure pas mais a entraîné une incapacité d'au moins 25 %, le dossier part devant le comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles. Ce comité dispose de quatre mois supplémentaires. Un dossier de maladie professionnelle peut donc rester ouvert plus de huit mois.

Le salarié dispose de deux ans pour déclarer sa maladie à compter de la cessation d'activité ou de la date du certificat médical. Vous recevrez donc des dossiers portant sur des expositions anciennes, parfois sur des salariés partis. Sans archivage structuré des postes et des anciens dossiers, il n'y a rien à opposer.

Le questionnaire employeur, la pièce qui pèse

La CPAM adresse à l'employeur un questionnaire sur les conditions d'exposition. C'est souvent sa seule contribution écrite au dossier, et elle se rédige mal dans l'urgence. Sur Neorisk, la prise en charge d'un dossier MP couvre :

  • l'externalisation de la rédaction du questionnaire employeur, ou une aide à la rédaction si vous préférez le garder en interne ;
  • l'analyse et le traitement des documents transmis dès le début de l'instruction ;
  • le dépôt des pièces obligatoires : dossier médical en partie, certificat médical initial, courriers de la caisse ;
  • la maîtrise des délais d'instruction fixés par la CPAM jusqu'à la décision de prise en charge ;
  • une demande d'approbation du client sur le type de recours avant tout engagement, selon qu'il relève de la commission de recours amiable, de la commission médicale de recours amiable ou du service tarification de la CARSAT.

Ces trois voies ne se confondent pas, et le paragraphe suivant explique pourquoi.

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Contrôler ce qui atterrit sur votre compte employeur

C'est le volet que les directions financières regardent en premier, et souvent trop tard.

Trois années de sinistralité, donc trois exercices de facture

L'assurance maladie n'impute pas le coût réel de chaque sinistre mais des coûts moyens, forfaits par secteur répartis en catégories de gravité. Un arrêt qui bascule d'une catégorie à la suivante change le forfait, indépendamment des dépenses engagées. Et le taux se calcule sur la sinistralité des trois années précédant le calcul : un sinistre imputé à tort ne pèse pas sur un exercice, mais sur trois.

Le mode de calcul dépend de l'effectif : moins de 20 salariés, taux collectif fixé par secteur ; de 20 à 149 salariés, taux mixte ; 150 salariés et plus, taux individuel, entièrement assis sur votre sinistralité. Nous détaillons cette mécanique dans notre article sur la réduction des taux et l'optimisation des cotisations AT/MP.

Où lire vos imputations

Le compte entreprise sur net-entreprises.fr donne accès aux taux notifiés, au détail de leur calcul et aux sinistres imputés. C'est la source qui fait foi. La notification dématérialisée du taux y est obligatoire depuis janvier 2021 pour les entreprises d'au moins 10 salariés, et depuis janvier 2020 au-delà de 149 salariés.

Un point de méthode : ne calez pas votre organisation sur un mois de notification supposé. Les taux 2026 ont été mis à disposition le 5 janvier 2026, mais les taux 2025 n'ont été applicables qu'au 1er mai 2025. Le rapprochement entre vos dossiers et votre compte employeur se pilote en continu, pas une fois par an à date fixe.

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Deux contentieux à ne pas confondre

C'est l'erreur la plus fréquente, et elle coûte un recours.

Contester la prise en charge d'un sinistre

La décision de prise en charge se conteste devant la commission de recours amiable de la caisse, dans les deux mois de la notification. La commission a deux mois pour répondre, son silence vaut rejet. Vient ensuite le pôle social du tribunal judiciaire, saisi dans les deux mois de la réponse ou de l'expiration du délai de silence. Quand la contestation porte sur une question médicale, taux d'incapacité, durée des soins, imputabilité des lésions, la voie est celle de la commission médicale de recours amiable, saisie dans les deux mois par lettre recommandée, avec un délai de réponse de quatre mois.

Contester votre taux de cotisation

Rien à voir. Le contentieux de la tarification relève de la cour d'appel d'Amiens, compétente sur l'ensemble du territoire national depuis le 1er janvier 2019 et statuant en premier et dernier ressort, sous réserve d'un pourvoi en cassation. Ce n'est pas le tribunal judiciaire.

Le recours se forme dans les deux mois de la réception de la notification du taux, par assignation. Un recours gracieux préalable auprès du service tarification de la CARSAT est possible dans le même délai : le délai contentieux repart alors de la notification de la décision, ou du rejet implicite né de deux mois de silence.

La procédure pas à pas est traitée dans notre article sur la déclaration et le recours devant la CARSAT.

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Lire sa sinistralité en temps réel

Un tableau de bord ne sert à rien s'il ne répond pas à une question qu'un DRH ou un DAF se pose vraiment. Neorisk expose cinq angles d'analyse.

  • Analyse temporelle : évolution mensuelle, trimestrielle, annuelle. Pour la saisonnalité, et pour savoir si une action a produit un effet.
  • Analyse géographique : répartition par établissement et par région. Elle identifie le site qui concentre les dossiers, premier arbitrage d'une direction multi-sites.
  • Analyse des sinistres : typologie, lésions, postes à risque. De quoi discuter avec les opérationnels sur des faits, pas sur des impressions.
  • Prévisionnel : projections financières et économies attendues. Le volet qui parle à une direction financière, celle qui doit inscrire une trajectoire de taux dans un budget.
  • Explorateur libre : graphiques configurés à la demande, pour les questions que personne n'avait anticipées.

Le pilotage par établissement, par période et par nature de sinistre redonne la main aux équipes RH. Sans lui, la sinistralité se découvre au moment de la notification du taux, trop tard pour agir sur les dossiers qui l'ont fabriquée.

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Comment Neoptim vous accompagne

  1. Reprise de l'existant. Nous récupérons vos dossiers AT/MP en cours et clos, votre compte employeur et vos taux notifiés, établissement par établissement, pour voir ce qui a été déclaré, ce qui a été contesté et ce qui ne l'a pas été.
  2. Contrôle des imputations. Nous reprenons chaque sinistre imputé, vérifions la catégorie de coût moyen retenue et l'imputabilité, et identifions ceux qui pèsent à tort sur votre taux.
  3. Recours et procédures. Nous engageons les contestations utiles dans les délais, sur la prise en charge comme sur la tarification, avec l'appui d'avocats indépendants sur les dossiers qui le justifient. Le type de recours vous est soumis pour approbation avant tout engagement.
  4. Mise en flux sur Neorisk. La plateforme prend le relais pour les dossiers à venir : déclarations pré-remplies et vérifiées avant envoi, réserves rédigées dans les 10 jours, alertes à chaque échéance, suivi journalier et analyse de la sinistralité par établissement. Un consultant attitré reste votre interlocuteur direct, du premier constat à la décision finale.
93 % de réussite 23 K€ d'économies en moyenne

Cet accompagnement s'appuie sur la plateforme de gestion AT/MP Neorisk et sur notre expertise en accidentologie et maladies professionnelles. Il mobilise en premier lieu les directions des ressources humaines des collectivités, groupes hospitaliers, Ehpad, structures médico-sociales, associations et entreprises privées, là où le nombre d'établissements et la pénibilité des métiers multiplient les dossiers.

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Pourquoi choisir Neoptim ?

Un dossier AT/MP mal suivi ne se rattrape pas : le délai est passé, l'imputation est acquise, et elle pèse trois ans. Depuis 18 ans, Neoptim accompagne chaque année plus de 4 000 organisations (collectivités, hôpitaux, Ehpad, associations et entreprises privées) et a généré près d'1 MD€ d'économies. Le tout en rémunération au résultat, sans avance de trésorerie, avec un consultant unique qui suit vos dossiers de bout en bout et sans mobiliser vos équipes. Pour savoir ce que vos dossiers en cours peuvent encore rapporter, demandez un audit sans engagement. Contactez notre équipe.

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FAQ : plateforme et gestion des dossiers AT/MP

Quel est le délai pour déclarer un accident du travail à la CPAM ?

48 heures, hors dimanches et jours fériés, à compter du moment où l'employeur a connaissance de l'accident. Le point de départ est la connaissance, pas la date de l'accident, ce qui change tout quand un salarié prévient tardivement. La déclaration se fait sur le compte entreprise via net-entreprises.fr, ou par l'imprimé S6200 en lettre recommandée. L'employeur remet par ailleurs immédiatement au salarié la feuille d'accident S6201, qui lui ouvre le tiers payant.

Combien de temps le salarié a-t-il pour prévenir son employeur ?

24 heures. Le salarié indique le lieu, les circonstances et l'identité des témoins. En pratique, ce délai est souvent dépassé. Cela ne dispense pas l'employeur de déclarer : son propre délai de 48 heures court à partir du moment où il a connaissance de l'accident, quelle que soit la date à laquelle le salarié s'est manifesté.

Peut-on encore émettre des réserves après avoir envoyé la déclaration ?

Oui. Les réserves motivées accompagnent la déclaration, ou sont adressées séparément dans un délai maximum de 10 jours après la date d'établissement de la déclaration. Elles doivent porter sur des faits précis, les circonstances de temps et de lieu ou l'existence d'une cause étrangère au travail. Des réserves générales ne sont pas retenues. Passé ce délai, la fenêtre est fermée.

Combien de temps la CPAM met-elle à se prononcer sur un accident du travail ?

30 jours à compter de la réception de la déclaration et du certificat médical initial. Ce délai passe à 70 jours si la caisse retient vos réserves motivées ou si elle estime que des vérifications sont nécessaires. Dans ce cas, elle envoie un questionnaire auquel vous disposez de 20 jours pour répondre. Au-delà, la réponse n'est plus recevable et la caisse peut décider sans vous.

Et pour une maladie professionnelle, les délais sont-ils les mêmes ?

Non, ils sont plus longs. La caisse dispose de 120 jours : 100 jours d'instruction et de vérifications, puis 20 jours de phase contradictoire, les observations n'étant recevables que sur les 10 premiers. Si le dossier part devant le comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles, ce comité dispose de quatre mois supplémentaires. Le salarié, lui, dispose de deux ans pour déclarer sa maladie.

Combien coûte vraiment l'absence d'outil de gestion AT/MP ?

Sur la moyenne observée chez les clients de Neoptim pour une structure de 150 salariés, le risque financier évitable ressort à 61 300 euros par an : 60 000 euros pour quatre dossiers non contestés faute de suivi, chacun pesant 15 000 euros par an sur trois ans, et 1 300 euros de temps RH, soit 45 heures à trois heures par dossier sur la base d'un salaire brut chargé de 4 500 euros. C'est un ordre de grandeur observé, pas une règle applicable à toutes les structures, et il exclut les coûts indirects de l'absence du collaborateur.

Qui rédige les réserves, un logiciel ou un humain ?

Un humain. Sur Neorisk, l'analyse factuelle et la rédaction des lettres de réserves sont prises en charge dans le délai de 10 jours, sur la base des préconisations d'un cabinet d'avocats indépendant. L'outil collecte les éléments, déclenche les alertes et informe le consultant et l'avocat dès qu'une pièce est déposée. La déclaration est vérifiée et corrigée par un consultant spécialisé avant tout envoi à la CPAM, et elle ne part qu'après confirmation du client.

Qui juge une contestation de taux AT/MP ?

La cour d'appel d'Amiens, et elle seule. Depuis le 1er janvier 2019, elle est compétente sur l'ensemble du territoire national pour le contentieux de la tarification et statue en premier et dernier ressort, sous réserve d'un pourvoi en cassation. Le recours se forme dans les deux mois de la réception de la notification, par assignation, sans avocat obligatoire. À ne pas confondre avec la contestation de la prise en charge d'un sinistre, qui passe par la commission de recours amiable puis par le pôle social du tribunal judiciaire.

Un logiciel de gestion AT/MP remplace-t-il un logiciel QHSE ?

Non. Un outil QHSE sert à évaluer les risques et à tenir le document unique. Une plateforme de gestion AT/MP prend en charge la vie administrative des dossiers : déclarer dans les délais, produire des réserves, suivre l'instruction, archiver les pièces et contrôler les imputations au compte employeur. Les deux peuvent coexister, ils ne traitent pas le même problème.

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AT/MP

Plateforme de gestion AT/MP : de la déclaration à la décision

Équipe réunie autour de la prévention des risques professionnels et du document unique

Une plateforme de gestion AT/MP prend en charge le cycle complet d'un dossier accident du travail ou maladie professionnelle : la déclaration à la caisse sous 48 heures, les réserves motivées sous 10 jours, le suivi de l'instruction jusqu'à la décision de prise en charge, puis le contrôle de ce qui est imputé au compte employeur. Ce n'est pas un outil de prévention, ni un logiciel QHSE. Son objet est administratif et financier : ne rater aucune échéance, documenter chaque dossier, et lire sa sinistralité en temps réel établissement par établissement.

Un dossier AT/MP se perd rarement sur le fond. Il se perd sur un délai.

Trois questions suffisent à savoir si votre organisation tient. Votre gestion couvre-t-elle l'intégralité du cycle, de la déclaration jusqu'à la décision de prise en charge ? Formulez-vous des observations à chaque étape de l'instruction ? Vos actions aboutissent-elles à des refus de prise en charge ? Une seule réponse négative suffit à laisser passer des dossiers.

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Ce que coûte l'absence d'outil, chaque année

Neoptim observe chez ses clients un modèle de coût qui se répète. Les valeurs ci-dessous sont une moyenne observée chez les clients de Neoptim pour une structure de 150 salariés. Elles ne décrivent pas toutes les organisations, mais donnent l'ordre de grandeur de ce qui se joue sur une année.

Moyenne observée chez les clients de Neoptim pour une structure de 150 salariés. Nombre de dossiers retenus par la CPAM d'après le rapport CPAM de novembre 2025. Ordre de grandeur, pas une norme applicable à toutes les organisations.
Sur une annéeVolumeCoût
Accidents du travail déclarés15
Dossiers retenus par la CPAM14
Dossiers éligibles à des réserves10
Dossiers non contestés faute de suivi
4 dossiers à 15 000 € par an sur 3 ans
460 000 €
Temps RH absorbé par l'administratif
3 h par dossier, sur la base d'un salaire brut chargé de 4 500 €
45 h1 300 €
Risque financier évitable61 300 €

À ce montant s'ajoutent les coûts indirects liés à l'absence ou à l'incapacité d'un collaborateur : remplacement, désorganisation d'une équipe, production perdue. Ils n'apparaissent sur aucune ligne comptable dédiée, ce qui ne les rend pas moins réels.

Le chiffre qui mérite l'attention n'est pas le total. C'est l'écart entre les dossiers éligibles à des réserves et ceux qui ne sont jamais contestés. Des dossiers perdus non pas sur le fond, mais faute de quelqu'un pour les tenir dans les délais.

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Le cycle AT/MP en trois temps

Neorisk, la plateforme développée par Neoptim, découpe la vie d'un dossier en trois séquences. Chacune a ses échéances, ses points de contrôle et ses responsables.

1. Déclarer

C'est la seule étape où l'employeur est maître du calendrier. Elle se joue en quatre temps :

  • les champs du formulaire CERFA sont pré-remplis automatiquement ;
  • la rédaction de la déclaration est assistée par une IA vocale mise à disposition du client, selon son consentement, qui transcrit le récit de l'accident au lieu de le faire ressaisir ;
  • un consultant spécialisé vérifie et corrige la déclaration avant tout envoi ;
  • la transmission part sur net-entreprises auprès de la CPAM, après confirmation du client.

L'ordre compte. Rien ne part sans relecture humaine ni validation du client. L'automatisation porte sur la saisie, pas sur la décision d'envoyer.

2. Instruire et sécuriser la phase administrative

C'est la phase où les dossiers se gagnent ou se perdent, et celle qui demande le plus de temps aux équipes RH. Un consultant la prend en charge, avec l'appui d'un cabinet d'avocats :

  • analyse factuelle du dossier à partir des éléments déposés sur la plateforme ;
  • lettres de réserves rédigées dans le délai de 10 jours, sur la base des préconisations d'un cabinet d'avocats indépendant ;
  • alertes automatiques à chaque échéance, y compris pendant la phase d'enquête de la caisse ;
  • traitement entièrement numérique : chaque document déposé informe en direct le consultant et l'avocat, sans relance.

La fiche dossier tient sur un écran : détail de l'incident, lésions constatées, délai limite, statut de traitement. De quoi savoir en dix secondes si un dossier est en retard.

3. Piloter

Le tableau de bord donne une vue en temps réel des dossiers en cours, par typologie et par statut, avec accès immédiat à chaque dossier actif. Au-dessus, une lecture consolidée de la thématique AT/MP et de ses conséquences financières et administratives. L'objectif : un taux AT/MP qui reflète la réalité des dossiers, et non l'accumulation de ceux que personne n'a eu le temps de contester.

Neoptim annonce, à l'horizon d'un an après la mise en place d'un pilotage structuré, une baisse de sinistralité de l'ordre de 30 %, environ 5 accidents du travail évités et une quinzaine d'heures RH redirigées vers autre chose que de la saisie. Ce sont des ordres de grandeur constatés, pas un engagement contractuel : le résultat dépend du volume de dossiers, de la qualité des éléments transmis et de la réactivité des équipes.

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Les délais qui font perdre un dossier

Trois échéances se succèdent dans les premiers jours. Chacune se rate facilement quand les dossiers arrivent par mail, par téléphone ou par le manager de site.

24 heures pour le salarié, 48 heures pour vous

Le salarié dispose de 24 heures pour informer son employeur de l'accident, en précisant le lieu, les circonstances et l'identité des témoins. L'employeur dispose ensuite de 48 heures, hors dimanches et jours fériés, pour adresser la déclaration à la caisse primaire.

Le point de départ mérite qu'on s'y arrête : ces 48 heures courent à compter du moment où l'employeur a connaissance de l'accident, pas de la date de l'accident. Un salarié qui signale un événement trois semaines plus tard ne vous met pas hors délai, à condition que la date de connaissance soit tracée. Encore faut-il l'avoir tracée. Une plateforme horodate la remontée, identifie le délai applicable et fait partir le compte à rebours à ce moment précis.

La déclaration se fait sur le compte entreprise, via net-entreprises.fr, ou par l'imprimé S6200 en lettre recommandée. En parallèle, l'employeur remet immédiatement au salarié la feuille d'accident S6201, celle qui lui ouvre le tiers payant. C'est un oubli fréquent, et il se voit tout de suite côté salarié.

10 jours pour des réserves motivées

Les réserves sont le seul moment où vous pouvez contester le caractère professionnel avant que la décision ne tombe. Elles accompagnent la déclaration, ou sont adressées séparément dans un délai maximum de 10 jours après la date d'établissement de la déclaration.

Deux conditions pour qu'elles servent. Elles doivent être motivées : faits précis, circonstances de temps et de lieu, absence de témoin, cause étrangère au travail. Des réserves de principe ne sont pas retenues. Et elles doivent être posées dans le délai, sans exception.

C'est là que l'industrialisation change le résultat. Dix jours, c'est court quand le dossier remonte d'un établissement en région, que le responsable de site est en congés et que personne ne sait qui rédige. Une alerte automatique, une analyse des pièces déposées et une rédaction confiée à quelqu'un dont c'est le métier suffisent à ne plus laisser passer une réserve utile.

20 jours pour répondre au questionnaire

Quand la caisse ouvre des investigations, elle adresse un questionnaire. Vous avez 20 jours pour y répondre. Passé ce délai, la réponse n'est plus recevable et la caisse peut statuer sans vos éléments. Un questionnaire qui dort dans une boîte mail partagée est une décision perdue d'avance.

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Suivre l'instruction sans relancer à l'aveugle

Une fois la déclaration partie, le dossier échappe à l'employeur pendant plusieurs semaines. Connaître les délais de la caisse permet de savoir quand une décision va tomber, et donc quand se tenir prêt.

Accident du travail : 30 jours, 70 en cas d'investigation

La caisse dispose de 30 jours à compter de la réception de la déclaration et du certificat médical initial pour se prononcer sur le caractère professionnel. Ce délai passe à 70 jours si vos réserves motivées sont retenues ou si la caisse estime que des vérifications sont nécessaires.

Une phase contradictoire de 10 jours précède la décision : vous consultez le dossier complet et formulez vos observations. Ensuite, la consultation reste possible mais les observations sont closes. Dix jours pendant lesquels quelqu'un doit avoir le temps de lire un dossier.

Le suivi journalier n'est pas du confort

Savoir à tout instant où en est chaque dossier et quelle échéance approche, c'est ce qui permet de préparer une phase contradictoire au lieu de la découvrir. Sur dix dossiers par an, un tableur tient. Sur cent dossiers répartis sur quinze établissements, il ne tient plus : personne ne relit un tableur tous les matins.

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Les maladies professionnelles, un autre calendrier et un autre travail

Un dossier MP ne se traite pas comme un accident du travail. Délais plus longs, pièces plus nombreuses, exposition qui remonte souvent à plusieurs années.

120 jours, et quatre mois de plus si le CRRMP est saisi

La caisse dispose de 120 jours, soit environ quatre mois : 100 jours d'instruction et de vérifications, puis 20 jours de phase contradictoire, les observations n'étant recevables que sur les 10 premiers.

Si la pathologie figure à un tableau sans en remplir toutes les conditions, ou n'y figure pas mais a entraîné une incapacité d'au moins 25 %, le dossier part devant le comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles. Ce comité dispose de quatre mois supplémentaires. Un dossier de maladie professionnelle peut donc rester ouvert plus de huit mois.

Le salarié dispose de deux ans pour déclarer sa maladie à compter de la cessation d'activité ou de la date du certificat médical. Vous recevrez donc des dossiers portant sur des expositions anciennes, parfois sur des salariés partis. Sans archivage structuré des postes et des anciens dossiers, il n'y a rien à opposer.

Le questionnaire employeur, la pièce qui pèse

La CPAM adresse à l'employeur un questionnaire sur les conditions d'exposition. C'est souvent sa seule contribution écrite au dossier, et elle se rédige mal dans l'urgence. Sur Neorisk, la prise en charge d'un dossier MP couvre :

  • l'externalisation de la rédaction du questionnaire employeur, ou une aide à la rédaction si vous préférez le garder en interne ;
  • l'analyse et le traitement des documents transmis dès le début de l'instruction ;
  • le dépôt des pièces obligatoires : dossier médical en partie, certificat médical initial, courriers de la caisse ;
  • la maîtrise des délais d'instruction fixés par la CPAM jusqu'à la décision de prise en charge ;
  • une demande d'approbation du client sur le type de recours avant tout engagement, selon qu'il relève de la commission de recours amiable, de la commission médicale de recours amiable ou du service tarification de la CARSAT.

Ces trois voies ne se confondent pas, et le paragraphe suivant explique pourquoi.

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Contrôler ce qui atterrit sur votre compte employeur

C'est le volet que les directions financières regardent en premier, et souvent trop tard.

Trois années de sinistralité, donc trois exercices de facture

L'assurance maladie n'impute pas le coût réel de chaque sinistre mais des coûts moyens, forfaits par secteur répartis en catégories de gravité. Un arrêt qui bascule d'une catégorie à la suivante change le forfait, indépendamment des dépenses engagées. Et le taux se calcule sur la sinistralité des trois années précédant le calcul : un sinistre imputé à tort ne pèse pas sur un exercice, mais sur trois.

Le mode de calcul dépend de l'effectif : moins de 20 salariés, taux collectif fixé par secteur ; de 20 à 149 salariés, taux mixte ; 150 salariés et plus, taux individuel, entièrement assis sur votre sinistralité. Nous détaillons cette mécanique dans notre article sur la réduction des taux et l'optimisation des cotisations AT/MP.

Où lire vos imputations

Le compte entreprise sur net-entreprises.fr donne accès aux taux notifiés, au détail de leur calcul et aux sinistres imputés. C'est la source qui fait foi. La notification dématérialisée du taux y est obligatoire depuis janvier 2021 pour les entreprises d'au moins 10 salariés, et depuis janvier 2020 au-delà de 149 salariés.

Un point de méthode : ne calez pas votre organisation sur un mois de notification supposé. Les taux 2026 ont été mis à disposition le 5 janvier 2026, mais les taux 2025 n'ont été applicables qu'au 1er mai 2025. Le rapprochement entre vos dossiers et votre compte employeur se pilote en continu, pas une fois par an à date fixe.

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Deux contentieux à ne pas confondre

C'est l'erreur la plus fréquente, et elle coûte un recours.

Contester la prise en charge d'un sinistre

La décision de prise en charge se conteste devant la commission de recours amiable de la caisse, dans les deux mois de la notification. La commission a deux mois pour répondre, son silence vaut rejet. Vient ensuite le pôle social du tribunal judiciaire, saisi dans les deux mois de la réponse ou de l'expiration du délai de silence. Quand la contestation porte sur une question médicale, taux d'incapacité, durée des soins, imputabilité des lésions, la voie est celle de la commission médicale de recours amiable, saisie dans les deux mois par lettre recommandée, avec un délai de réponse de quatre mois.

Contester votre taux de cotisation

Rien à voir. Le contentieux de la tarification relève de la cour d'appel d'Amiens, compétente sur l'ensemble du territoire national depuis le 1er janvier 2019 et statuant en premier et dernier ressort, sous réserve d'un pourvoi en cassation. Ce n'est pas le tribunal judiciaire.

Le recours se forme dans les deux mois de la réception de la notification du taux, par assignation. Un recours gracieux préalable auprès du service tarification de la CARSAT est possible dans le même délai : le délai contentieux repart alors de la notification de la décision, ou du rejet implicite né de deux mois de silence.

La procédure pas à pas est traitée dans notre article sur la déclaration et le recours devant la CARSAT.

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Lire sa sinistralité en temps réel

Un tableau de bord ne sert à rien s'il ne répond pas à une question qu'un DRH ou un DAF se pose vraiment. Neorisk expose cinq angles d'analyse.

  • Analyse temporelle : évolution mensuelle, trimestrielle, annuelle. Pour la saisonnalité, et pour savoir si une action a produit un effet.
  • Analyse géographique : répartition par établissement et par région. Elle identifie le site qui concentre les dossiers, premier arbitrage d'une direction multi-sites.
  • Analyse des sinistres : typologie, lésions, postes à risque. De quoi discuter avec les opérationnels sur des faits, pas sur des impressions.
  • Prévisionnel : projections financières et économies attendues. Le volet qui parle à une direction financière, celle qui doit inscrire une trajectoire de taux dans un budget.
  • Explorateur libre : graphiques configurés à la demande, pour les questions que personne n'avait anticipées.

Le pilotage par établissement, par période et par nature de sinistre redonne la main aux équipes RH. Sans lui, la sinistralité se découvre au moment de la notification du taux, trop tard pour agir sur les dossiers qui l'ont fabriquée.

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Comment Neoptim vous accompagne

  1. Reprise de l'existant. Nous récupérons vos dossiers AT/MP en cours et clos, votre compte employeur et vos taux notifiés, établissement par établissement, pour voir ce qui a été déclaré, ce qui a été contesté et ce qui ne l'a pas été.
  2. Contrôle des imputations. Nous reprenons chaque sinistre imputé, vérifions la catégorie de coût moyen retenue et l'imputabilité, et identifions ceux qui pèsent à tort sur votre taux.
  3. Recours et procédures. Nous engageons les contestations utiles dans les délais, sur la prise en charge comme sur la tarification, avec l'appui d'avocats indépendants sur les dossiers qui le justifient. Le type de recours vous est soumis pour approbation avant tout engagement.
  4. Mise en flux sur Neorisk. La plateforme prend le relais pour les dossiers à venir : déclarations pré-remplies et vérifiées avant envoi, réserves rédigées dans les 10 jours, alertes à chaque échéance, suivi journalier et analyse de la sinistralité par établissement. Un consultant attitré reste votre interlocuteur direct, du premier constat à la décision finale.
93 % de réussite 23 K€ d'économies en moyenne

Cet accompagnement s'appuie sur la plateforme de gestion AT/MP Neorisk et sur notre expertise en accidentologie et maladies professionnelles. Il mobilise en premier lieu les directions des ressources humaines des collectivités, groupes hospitaliers, Ehpad, structures médico-sociales, associations et entreprises privées, là où le nombre d'établissements et la pénibilité des métiers multiplient les dossiers.

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Pourquoi choisir Neoptim ?

Un dossier AT/MP mal suivi ne se rattrape pas : le délai est passé, l'imputation est acquise, et elle pèse trois ans. Depuis 18 ans, Neoptim accompagne chaque année plus de 4 000 organisations (collectivités, hôpitaux, Ehpad, associations et entreprises privées) et a généré près d'1 MD€ d'économies. Le tout en rémunération au résultat, sans avance de trésorerie, avec un consultant unique qui suit vos dossiers de bout en bout et sans mobiliser vos équipes. Pour savoir ce que vos dossiers en cours peuvent encore rapporter, demandez un audit sans engagement. Contactez notre équipe.

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FAQ : plateforme et gestion des dossiers AT/MP

Quel est le délai pour déclarer un accident du travail à la CPAM ?

48 heures, hors dimanches et jours fériés, à compter du moment où l'employeur a connaissance de l'accident. Le point de départ est la connaissance, pas la date de l'accident, ce qui change tout quand un salarié prévient tardivement. La déclaration se fait sur le compte entreprise via net-entreprises.fr, ou par l'imprimé S6200 en lettre recommandée. L'employeur remet par ailleurs immédiatement au salarié la feuille d'accident S6201, qui lui ouvre le tiers payant.

Combien de temps le salarié a-t-il pour prévenir son employeur ?

24 heures. Le salarié indique le lieu, les circonstances et l'identité des témoins. En pratique, ce délai est souvent dépassé. Cela ne dispense pas l'employeur de déclarer : son propre délai de 48 heures court à partir du moment où il a connaissance de l'accident, quelle que soit la date à laquelle le salarié s'est manifesté.

Peut-on encore émettre des réserves après avoir envoyé la déclaration ?

Oui. Les réserves motivées accompagnent la déclaration, ou sont adressées séparément dans un délai maximum de 10 jours après la date d'établissement de la déclaration. Elles doivent porter sur des faits précis, les circonstances de temps et de lieu ou l'existence d'une cause étrangère au travail. Des réserves générales ne sont pas retenues. Passé ce délai, la fenêtre est fermée.

Combien de temps la CPAM met-elle à se prononcer sur un accident du travail ?

30 jours à compter de la réception de la déclaration et du certificat médical initial. Ce délai passe à 70 jours si la caisse retient vos réserves motivées ou si elle estime que des vérifications sont nécessaires. Dans ce cas, elle envoie un questionnaire auquel vous disposez de 20 jours pour répondre. Au-delà, la réponse n'est plus recevable et la caisse peut décider sans vous.

Et pour une maladie professionnelle, les délais sont-ils les mêmes ?

Non, ils sont plus longs. La caisse dispose de 120 jours : 100 jours d'instruction et de vérifications, puis 20 jours de phase contradictoire, les observations n'étant recevables que sur les 10 premiers. Si le dossier part devant le comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles, ce comité dispose de quatre mois supplémentaires. Le salarié, lui, dispose de deux ans pour déclarer sa maladie.

Combien coûte vraiment l'absence d'outil de gestion AT/MP ?

Sur la moyenne observée chez les clients de Neoptim pour une structure de 150 salariés, le risque financier évitable ressort à 61 300 euros par an : 60 000 euros pour quatre dossiers non contestés faute de suivi, chacun pesant 15 000 euros par an sur trois ans, et 1 300 euros de temps RH, soit 45 heures à trois heures par dossier sur la base d'un salaire brut chargé de 4 500 euros. C'est un ordre de grandeur observé, pas une règle applicable à toutes les structures, et il exclut les coûts indirects de l'absence du collaborateur.

Qui rédige les réserves, un logiciel ou un humain ?

Un humain. Sur Neorisk, l'analyse factuelle et la rédaction des lettres de réserves sont prises en charge dans le délai de 10 jours, sur la base des préconisations d'un cabinet d'avocats indépendant. L'outil collecte les éléments, déclenche les alertes et informe le consultant et l'avocat dès qu'une pièce est déposée. La déclaration est vérifiée et corrigée par un consultant spécialisé avant tout envoi à la CPAM, et elle ne part qu'après confirmation du client.

Qui juge une contestation de taux AT/MP ?

La cour d'appel d'Amiens, et elle seule. Depuis le 1er janvier 2019, elle est compétente sur l'ensemble du territoire national pour le contentieux de la tarification et statue en premier et dernier ressort, sous réserve d'un pourvoi en cassation. Le recours se forme dans les deux mois de la réception de la notification, par assignation, sans avocat obligatoire. À ne pas confondre avec la contestation de la prise en charge d'un sinistre, qui passe par la commission de recours amiable puis par le pôle social du tribunal judiciaire.

Un logiciel de gestion AT/MP remplace-t-il un logiciel QHSE ?

Non. Un outil QHSE sert à évaluer les risques et à tenir le document unique. Une plateforme de gestion AT/MP prend en charge la vie administrative des dossiers : déclarer dans les délais, produire des réserves, suivre l'instruction, archiver les pièces et contrôler les imputations au compte employeur. Les deux peuvent coexister, ils ne traitent pas le même problème.

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Demandez une démonstration de la plateforme Neorisk. Vous verrez sur vos propres dossiers ce qui se déclare, ce qui se conteste et ce qui pèse sur votre taux. Un audit sans engagement peut l'accompagner. Prenons rendez-vous.