Article
Fiscalité Locale

Gestion des taxes locales : calendrier 2026, obligations et points de contrôle

Publié le

25/9/26

8min.
Aline Carduner
Réunion de travail sur la gestion des taxes locales d'une organisation

Gérer ses taxes locales, c'est tenir un calendrier de six échéances principales réparties sur l'année : la taxe sur les bureaux avant le 1er mars, les déclarations de CFE et de CVAE au début du mois de mai, les acomptes des 15 juin et 15 septembre, la taxe foncière à la mi-octobre et le solde de CFE le 15 décembre. Chacune de ces échéances repose sur des bases d'imposition que l'administration calcule seule, à partir de données que vous lui avez transmises parfois des années plus tôt. C'est là que se logent la plupart des erreurs.

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Ce que recouvre la gestion des taxes locales

Les taxes locales désignent les impôts directs perçus au profit des collectivités territoriales et assis sur les biens dont vous disposez : taxe foncière sur les propriétés bâties, cotisation foncière des entreprises, cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, taxes annexes et, dans certaines régions, taxe sur les bureaux.

Elles ont une particularité qui les distingue de l'impôt sur les sociétés : vous ne les calculez pas. L'administration établit elle-même la base d'imposition à partir de la valeur locative cadastrale de vos locaux, puis applique les taux votés par les collectivités. Votre rôle se limite à déclarer les changements et à payer.

Cette mécanique a une conséquence directe. Une surface mal renseignée, une catégorie de local inadaptée ou une exonération non demandée ne déclenche aucune alerte. L'erreur se reconduit chaque année, dans le silence, jusqu'à ce que quelqu'un aille la chercher.

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Le calendrier des échéances

Avant le 1er mars : la taxe sur les bureaux

Les propriétaires, usufruitiers ou titulaires d'un droit réel au 1er janvier doivent déclarer et payer la taxe sur les bureaux, les locaux commerciaux, les locaux de stockage et les surfaces de stationnement avant le 1er mars, au moyen du formulaire n° 6705-B. Le champ géographique de cette taxe couvre l'Île-de-France, prévue à l'article 231 ter du code général des impôts, ainsi que les Bouches-du-Rhône, le Var et les Alpes-Maritimes au titre de l'article 231 quater.

Début mai : les déclarations de CFE et de CVAE

Le deuxième jour ouvré suivant le 1er mai concentre trois obligations. La déclaration n° 1447-M d'abord, à déposer lorsque la consistance de vos locaux a changé, qu'une exonération doit être demandée ou qu'un élément d'imposition est modifié. Attention au décalage : cette déclaration porte sur l'année précédant celle de l'imposition, autrement dit un dépôt en mai 2026 produit ses effets sur la CFE 2027. La déclaration n° 1330-CVAE ensuite, pour les redevables dont le chiffre d'affaires hors taxes dépasse 152 500 €. La déclaration des loyers DECLOYER enfin, déposée en même temps que la déclaration de résultats.

15 juin et 15 septembre : les acomptes

L'acompte de CFE est à régler au plus tard le 15 juin lorsque la cotisation de CFE et, le cas échéant, d'IFER de l'année précédente atteint 3 000 €. Il représente 50 % de cette cotisation. Les acomptes de CVAE sont dus aux 15 juin et 15 septembre, à hauteur de 50 % chacun de la cotisation de l'année précédente, les redevables dont la CVAE de l'année précédente n'excédait pas 1 500 € en étant dispensés.

Octobre : la taxe foncière

Pour 2026, la date limite de paiement est fixée au 15 octobre, portée au 20 octobre à minuit pour un règlement en ligne, le prélèvement intervenant à compter du 26 octobre. Les avis ont été mis en ligne le 27 août pour les non-mensualisés et le 19 septembre pour les mensualisés.

15 décembre : le solde de CFE

Le solde de la cotisation foncière des entreprises devient exigible à partir du 1er décembre, la date limite de paiement étant fixée au 15 décembre. C'est la dernière échéance de l'année, et le moment où la question des réclamations devient urgente.

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Le délai de réclamation, l'échéance que personne n'inscrit à son calendrier

En matière d'impôts directs locaux, l'article R*196-2 du livre des procédures fiscales fixe un délai plus court que le droit commun : les réclamations sont recevables jusqu'au 31 décembre de l'année qui suit celle de la mise en recouvrement de l'imposition ou de la réalisation de l'événement qui motive la réclamation. Pour les autres impôts, ce délai court jusqu'à la fin de la deuxième année.

Concrètement, une taxe foncière mise en recouvrement en 2025 ne peut plus être contestée après le 31 décembre 2026. Chaque fin d'année ferme définitivement une année d'imposition. C'est la raison pour laquelle un audit de fiscalité locale engagé en septembre porte sur deux exercices, alors que le même audit lancé en janvier n'en couvre plus qu'un.

Un point de vigilance : une décision de justice révélant la non-conformité d'une règle, même favorable au contribuable, ne constitue pas un événement au sens de ce texte et ne rouvre donc pas le délai. Il en va de même des décisions rendues à propos d'autres contribuables et des changements de doctrine administrative.

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Les points de contrôle qui font la différence

La cohérence des surfaces et des catégories

Comparez les surfaces portées sur vos avis avec la réalité de vos locaux. Les écarts proviennent souvent de travaux anciens, de démolitions non signalées, de locaux vacants toujours imposés ou de surfaces communes comptées deux fois. La catégorie de local retenue par l'administration mérite la même vérification : elle détermine le tarif au mètre carré appliqué à votre base. Notre article sur la valeur locative cadastrale détaille ce calcul.

Le plafonnement de la CET en fonction de la valeur ajoutée

La contribution économique territoriale, somme de la CFE et de la CVAE, ne peut excéder un pourcentage de votre valeur ajoutée. Ce taux est fixé à 1,531 % pour la CET due au titre de 2026 et 2027, avant de redescendre à 1,438 % au titre de 2028 puis 1,344 % au titre de 2029 (article 1647 B sexies du code général des impôts). Ne vous étonnez pas de lire 1,438 % sur un formulaire : ce taux est celui de la CET due au titre de 2025. Le dégrèvement n'est pas automatique, il suppose une demande annuelle au moyen du formulaire n° 1327-CET-SD, ordonnancée dans les six mois suivant le dépôt. Beaucoup d'organisations y ont droit sans le réclamer.

Les exonérations propres au secteur public et associatif

Les collectivités, les hôpitaux, les Ehpad et les structures médico-sociales relèvent de régimes d'exonération spécifiques selon l'affectation des locaux. Une affectation qui évolue, un bâtiment transféré ou une activité nouvelle modifient l'éligibilité sans que le changement soit repris d'office dans les bases.

La CVAE n'est pas supprimée

Contresens fréquent : la suppression progressive de la CVAE a été reportée de trois ans par la loi de finances pour 2025. Le taux maximal reste fixé à 0,28 % pour les impositions dues au titre de 2026 et 2027, puis 0,19 % en 2028 et 0,09 % en 2029, la suppression totale n'intervenant qu'à compter de 2030. Les obligations déclaratives et les acomptes demeurent donc pleinement applicables.

DECLOYER, une obligation annuelle souvent oubliée

La déclaration des loyers des locaux professionnels, prévue aux articles 1498 bis et 1518 ter du code général des impôts, incombe aux exploitants redevables de la CFE au 1er janvier. Elle est annuelle, même lorsque le loyer n'a pas changé, et s'effectue exclusivement par voie électronique : il n'existe pas de version papier. Les locaux industriels évalués selon la méthode comptable en sont exclus. Ces loyers alimentent la mise à jour annuelle des tarifs au mètre carré, donc vos bases futures.

Pour un panorama plus large des impôts concernés, notre article sur la fiscalité locale des entreprises détaille le fonctionnement de chaque taxe.

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Comment Neoptim vous accompagne

Notre méthode tient en quatre étapes, conçues pour ne pas mobiliser vos équipes au-delà de la remise des avis d'imposition.

  1. Collecte et cartographie. Nous réunissons vos avis, vos plans et vos baux, puis nous reconstituons le périmètre réel de vos locaux, site par site.
  2. Audit des bases. Nous comparons les éléments retenus par l'administration à la réalité physique et juridique des biens : surfaces, catégories, affectations, exonérations applicables.
  3. Réclamations et demandes de dégrèvement. Nous rédigeons et déposons les réclamations dans les délais de l'article R*196-2, et suivons les échanges avec le service des impôts jusqu'à la décision.
  4. Sécurisation pour l'avenir. Les corrections obtenues sont reportées dans les bases, et le calendrier déclaratif est mis en place pour que les écarts ne se reconstituent pas.
86 % de réclamations validées par l'administration fiscale +20 M€ d'économies générées par an +700 structures accompagnées

Cette démarche constitue le cœur de notre expertise en fiscalité locale. Elle concerne particulièrement les collectivités territoriales, dont le patrimoine bâti est étendu et hétérogène, et intéresse directement les directions financières qui cherchent des marges sans arbitrage budgétaire. Lorsque vos locaux consomment de l'énergie en volume, notre expertise en fiscalité de l'énergie complète utilement l'analyse.

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Pourquoi choisir Neoptim ?

Une base d'imposition erronée se reconduit d'une année sur l'autre, sans que rien ne le signale. Depuis 18 ans, Neoptim accompagne chaque année plus de 4 000 organisations (collectivités, hôpitaux, Ehpad, associations et entreprises privées) et a généré près d'1 MD€ d'économies. Le tout en rémunération au résultat (aucune avance de trésorerie, l'accompagnement se finance par les économies obtenues), avec un consultant unique et sans mobiliser vos équipes. La meilleure façon de savoir ce que vous pourriez récupérer, c'est un audit sans engagement. Échangeons sur votre situation.

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FAQ : gestion des taxes locales

Quelles sont les dates limites des taxes locales en 2026 ?

La taxe sur les bureaux est due avant le 1er mars. Les déclarations 1447-M, 1330-CVAE et DECLOYER sont à déposer au deuxième jour ouvré suivant le 1er mai. L'acompte de CFE et le premier acompte de CVAE sont à régler pour le 15 juin, le second acompte de CVAE pour le 15 septembre. La taxe foncière est à payer le 15 octobre, ou le 20 octobre en cas de paiement en ligne. La date limite de paiement du solde de CFE est fixée au 15 décembre.

Jusqu'à quand peut-on contester une taxe locale ?

L'article R*196-2 du livre des procédures fiscales ouvre un délai courant jusqu'au 31 décembre de l'année qui suit celle de la mise en recouvrement de l'imposition, ou de la réalisation de l'événement motivant la réclamation. Ce délai est plus court que celui applicable aux autres impôts, qui s'étend jusqu'à la fin de la deuxième année. Chaque 31 décembre ferme donc définitivement une année d'imposition.

La CVAE existe-t-elle encore en 2026 ?

Oui. La loi de finances pour 2025 a reporté de trois ans la suppression progressive de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises. Le taux maximal reste fixé à 0,28 % pour les impositions dues au titre de 2026 et 2027, puis descend à 0,19 % en 2028 et 0,09 % en 2029, la suppression totale n'intervenant qu'à compter de 2030. Les obligations déclaratives et le versement des acomptes restent donc en vigueur.

Qu'est-ce que le plafonnement de la CET et comment l'obtenir ?

La contribution économique territoriale ne peut dépasser un pourcentage de la valeur ajoutée produite par l'entreprise, fixé à 1,531 % pour la CET due au titre de 2026 et 2027 par l'article 1647 B sexies du code général des impôts. Le taux de 1,438 %, que l'on trouve encore sur certains imprimés, correspond à la CET due au titre de 2025. Le dégrèvement n'est pas appliqué d'office : il faut déposer chaque année le formulaire n° 1327-CET-SD, le dégrèvement étant ensuite ordonnancé dans les six mois suivant la demande.

Qui doit déposer la déclaration DECLOYER ?

Elle incombe aux entreprises soumises à l'impôt sur les sociétés, à un régime réel d'imposition ou au régime de la déclaration contrôlée, qui exploitent le local au 1er janvier et sont redevables de la CFE à cette date. Elle se dépose en même temps que la déclaration de résultats, uniquement par voie électronique, et reste obligatoire même si le loyer n'a pas varié. Les locaux industriels évalués selon la méthode comptable en sont exclus.

Une collectivité ou un hôpital paie-t-il des taxes locales ?

Oui, dans de nombreux cas. Les exonérations dépendent de l'affectation précise de chaque local et de la nature de l'activité qui s'y exerce, et non du statut global de la structure. Un bâtiment dont l'affectation évolue, un local loué à un tiers ou une activité nouvelle peuvent faire basculer un bien dans le champ de l'imposition, sans que le changement inverse soit toujours pris en compte.

Faut-il attendre l'avis d'imposition pour agir ?

Non. L'avis déclenche le délai de réclamation, mais l'analyse des bases peut être menée à tout moment à partir des avis des années précédentes. Engager la démarche avant la fin de l'année permet de couvrir deux exercices plutôt qu'un seul, puisque l'année la plus ancienne sort du délai au 31 décembre.

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Vos bases d'imposition locales ont-elles déjà été vérifiées ? Un audit sans engagement indique en quelques jours si vos avis reposent sur des éléments exacts, et ce qui reste récupérable avant le 31 décembre. Demandez votre audit.

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Gestion des taxes locales : calendrier 2026, obligations et points de contrôle

Réunion de travail sur la gestion des taxes locales d'une organisation

Gérer ses taxes locales, c'est tenir un calendrier de six échéances principales réparties sur l'année : la taxe sur les bureaux avant le 1er mars, les déclarations de CFE et de CVAE au début du mois de mai, les acomptes des 15 juin et 15 septembre, la taxe foncière à la mi-octobre et le solde de CFE le 15 décembre. Chacune de ces échéances repose sur des bases d'imposition que l'administration calcule seule, à partir de données que vous lui avez transmises parfois des années plus tôt. C'est là que se logent la plupart des erreurs.

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Ce que recouvre la gestion des taxes locales

Les taxes locales désignent les impôts directs perçus au profit des collectivités territoriales et assis sur les biens dont vous disposez : taxe foncière sur les propriétés bâties, cotisation foncière des entreprises, cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, taxes annexes et, dans certaines régions, taxe sur les bureaux.

Elles ont une particularité qui les distingue de l'impôt sur les sociétés : vous ne les calculez pas. L'administration établit elle-même la base d'imposition à partir de la valeur locative cadastrale de vos locaux, puis applique les taux votés par les collectivités. Votre rôle se limite à déclarer les changements et à payer.

Cette mécanique a une conséquence directe. Une surface mal renseignée, une catégorie de local inadaptée ou une exonération non demandée ne déclenche aucune alerte. L'erreur se reconduit chaque année, dans le silence, jusqu'à ce que quelqu'un aille la chercher.

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Le calendrier des échéances

Avant le 1er mars : la taxe sur les bureaux

Les propriétaires, usufruitiers ou titulaires d'un droit réel au 1er janvier doivent déclarer et payer la taxe sur les bureaux, les locaux commerciaux, les locaux de stockage et les surfaces de stationnement avant le 1er mars, au moyen du formulaire n° 6705-B. Le champ géographique de cette taxe couvre l'Île-de-France, prévue à l'article 231 ter du code général des impôts, ainsi que les Bouches-du-Rhône, le Var et les Alpes-Maritimes au titre de l'article 231 quater.

Début mai : les déclarations de CFE et de CVAE

Le deuxième jour ouvré suivant le 1er mai concentre trois obligations. La déclaration n° 1447-M d'abord, à déposer lorsque la consistance de vos locaux a changé, qu'une exonération doit être demandée ou qu'un élément d'imposition est modifié. Attention au décalage : cette déclaration porte sur l'année précédant celle de l'imposition, autrement dit un dépôt en mai 2026 produit ses effets sur la CFE 2027. La déclaration n° 1330-CVAE ensuite, pour les redevables dont le chiffre d'affaires hors taxes dépasse 152 500 €. La déclaration des loyers DECLOYER enfin, déposée en même temps que la déclaration de résultats.

15 juin et 15 septembre : les acomptes

L'acompte de CFE est à régler au plus tard le 15 juin lorsque la cotisation de CFE et, le cas échéant, d'IFER de l'année précédente atteint 3 000 €. Il représente 50 % de cette cotisation. Les acomptes de CVAE sont dus aux 15 juin et 15 septembre, à hauteur de 50 % chacun de la cotisation de l'année précédente, les redevables dont la CVAE de l'année précédente n'excédait pas 1 500 € en étant dispensés.

Octobre : la taxe foncière

Pour 2026, la date limite de paiement est fixée au 15 octobre, portée au 20 octobre à minuit pour un règlement en ligne, le prélèvement intervenant à compter du 26 octobre. Les avis ont été mis en ligne le 27 août pour les non-mensualisés et le 19 septembre pour les mensualisés.

15 décembre : le solde de CFE

Le solde de la cotisation foncière des entreprises devient exigible à partir du 1er décembre, la date limite de paiement étant fixée au 15 décembre. C'est la dernière échéance de l'année, et le moment où la question des réclamations devient urgente.

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Le délai de réclamation, l'échéance que personne n'inscrit à son calendrier

En matière d'impôts directs locaux, l'article R*196-2 du livre des procédures fiscales fixe un délai plus court que le droit commun : les réclamations sont recevables jusqu'au 31 décembre de l'année qui suit celle de la mise en recouvrement de l'imposition ou de la réalisation de l'événement qui motive la réclamation. Pour les autres impôts, ce délai court jusqu'à la fin de la deuxième année.

Concrètement, une taxe foncière mise en recouvrement en 2025 ne peut plus être contestée après le 31 décembre 2026. Chaque fin d'année ferme définitivement une année d'imposition. C'est la raison pour laquelle un audit de fiscalité locale engagé en septembre porte sur deux exercices, alors que le même audit lancé en janvier n'en couvre plus qu'un.

Un point de vigilance : une décision de justice révélant la non-conformité d'une règle, même favorable au contribuable, ne constitue pas un événement au sens de ce texte et ne rouvre donc pas le délai. Il en va de même des décisions rendues à propos d'autres contribuables et des changements de doctrine administrative.

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Les points de contrôle qui font la différence

La cohérence des surfaces et des catégories

Comparez les surfaces portées sur vos avis avec la réalité de vos locaux. Les écarts proviennent souvent de travaux anciens, de démolitions non signalées, de locaux vacants toujours imposés ou de surfaces communes comptées deux fois. La catégorie de local retenue par l'administration mérite la même vérification : elle détermine le tarif au mètre carré appliqué à votre base. Notre article sur la valeur locative cadastrale détaille ce calcul.

Le plafonnement de la CET en fonction de la valeur ajoutée

La contribution économique territoriale, somme de la CFE et de la CVAE, ne peut excéder un pourcentage de votre valeur ajoutée. Ce taux est fixé à 1,531 % pour la CET due au titre de 2026 et 2027, avant de redescendre à 1,438 % au titre de 2028 puis 1,344 % au titre de 2029 (article 1647 B sexies du code général des impôts). Ne vous étonnez pas de lire 1,438 % sur un formulaire : ce taux est celui de la CET due au titre de 2025. Le dégrèvement n'est pas automatique, il suppose une demande annuelle au moyen du formulaire n° 1327-CET-SD, ordonnancée dans les six mois suivant le dépôt. Beaucoup d'organisations y ont droit sans le réclamer.

Les exonérations propres au secteur public et associatif

Les collectivités, les hôpitaux, les Ehpad et les structures médico-sociales relèvent de régimes d'exonération spécifiques selon l'affectation des locaux. Une affectation qui évolue, un bâtiment transféré ou une activité nouvelle modifient l'éligibilité sans que le changement soit repris d'office dans les bases.

La CVAE n'est pas supprimée

Contresens fréquent : la suppression progressive de la CVAE a été reportée de trois ans par la loi de finances pour 2025. Le taux maximal reste fixé à 0,28 % pour les impositions dues au titre de 2026 et 2027, puis 0,19 % en 2028 et 0,09 % en 2029, la suppression totale n'intervenant qu'à compter de 2030. Les obligations déclaratives et les acomptes demeurent donc pleinement applicables.

DECLOYER, une obligation annuelle souvent oubliée

La déclaration des loyers des locaux professionnels, prévue aux articles 1498 bis et 1518 ter du code général des impôts, incombe aux exploitants redevables de la CFE au 1er janvier. Elle est annuelle, même lorsque le loyer n'a pas changé, et s'effectue exclusivement par voie électronique : il n'existe pas de version papier. Les locaux industriels évalués selon la méthode comptable en sont exclus. Ces loyers alimentent la mise à jour annuelle des tarifs au mètre carré, donc vos bases futures.

Pour un panorama plus large des impôts concernés, notre article sur la fiscalité locale des entreprises détaille le fonctionnement de chaque taxe.

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Comment Neoptim vous accompagne

Notre méthode tient en quatre étapes, conçues pour ne pas mobiliser vos équipes au-delà de la remise des avis d'imposition.

  1. Collecte et cartographie. Nous réunissons vos avis, vos plans et vos baux, puis nous reconstituons le périmètre réel de vos locaux, site par site.
  2. Audit des bases. Nous comparons les éléments retenus par l'administration à la réalité physique et juridique des biens : surfaces, catégories, affectations, exonérations applicables.
  3. Réclamations et demandes de dégrèvement. Nous rédigeons et déposons les réclamations dans les délais de l'article R*196-2, et suivons les échanges avec le service des impôts jusqu'à la décision.
  4. Sécurisation pour l'avenir. Les corrections obtenues sont reportées dans les bases, et le calendrier déclaratif est mis en place pour que les écarts ne se reconstituent pas.
86 % de réclamations validées par l'administration fiscale +20 M€ d'économies générées par an +700 structures accompagnées

Cette démarche constitue le cœur de notre expertise en fiscalité locale. Elle concerne particulièrement les collectivités territoriales, dont le patrimoine bâti est étendu et hétérogène, et intéresse directement les directions financières qui cherchent des marges sans arbitrage budgétaire. Lorsque vos locaux consomment de l'énergie en volume, notre expertise en fiscalité de l'énergie complète utilement l'analyse.

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Une base d'imposition erronée se reconduit d'une année sur l'autre, sans que rien ne le signale. Depuis 18 ans, Neoptim accompagne chaque année plus de 4 000 organisations (collectivités, hôpitaux, Ehpad, associations et entreprises privées) et a généré près d'1 MD€ d'économies. Le tout en rémunération au résultat (aucune avance de trésorerie, l'accompagnement se finance par les économies obtenues), avec un consultant unique et sans mobiliser vos équipes. La meilleure façon de savoir ce que vous pourriez récupérer, c'est un audit sans engagement. Échangeons sur votre situation.

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FAQ : gestion des taxes locales

Quelles sont les dates limites des taxes locales en 2026 ?

La taxe sur les bureaux est due avant le 1er mars. Les déclarations 1447-M, 1330-CVAE et DECLOYER sont à déposer au deuxième jour ouvré suivant le 1er mai. L'acompte de CFE et le premier acompte de CVAE sont à régler pour le 15 juin, le second acompte de CVAE pour le 15 septembre. La taxe foncière est à payer le 15 octobre, ou le 20 octobre en cas de paiement en ligne. La date limite de paiement du solde de CFE est fixée au 15 décembre.

Jusqu'à quand peut-on contester une taxe locale ?

L'article R*196-2 du livre des procédures fiscales ouvre un délai courant jusqu'au 31 décembre de l'année qui suit celle de la mise en recouvrement de l'imposition, ou de la réalisation de l'événement motivant la réclamation. Ce délai est plus court que celui applicable aux autres impôts, qui s'étend jusqu'à la fin de la deuxième année. Chaque 31 décembre ferme donc définitivement une année d'imposition.

La CVAE existe-t-elle encore en 2026 ?

Oui. La loi de finances pour 2025 a reporté de trois ans la suppression progressive de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises. Le taux maximal reste fixé à 0,28 % pour les impositions dues au titre de 2026 et 2027, puis descend à 0,19 % en 2028 et 0,09 % en 2029, la suppression totale n'intervenant qu'à compter de 2030. Les obligations déclaratives et le versement des acomptes restent donc en vigueur.

Qu'est-ce que le plafonnement de la CET et comment l'obtenir ?

La contribution économique territoriale ne peut dépasser un pourcentage de la valeur ajoutée produite par l'entreprise, fixé à 1,531 % pour la CET due au titre de 2026 et 2027 par l'article 1647 B sexies du code général des impôts. Le taux de 1,438 %, que l'on trouve encore sur certains imprimés, correspond à la CET due au titre de 2025. Le dégrèvement n'est pas appliqué d'office : il faut déposer chaque année le formulaire n° 1327-CET-SD, le dégrèvement étant ensuite ordonnancé dans les six mois suivant la demande.

Qui doit déposer la déclaration DECLOYER ?

Elle incombe aux entreprises soumises à l'impôt sur les sociétés, à un régime réel d'imposition ou au régime de la déclaration contrôlée, qui exploitent le local au 1er janvier et sont redevables de la CFE à cette date. Elle se dépose en même temps que la déclaration de résultats, uniquement par voie électronique, et reste obligatoire même si le loyer n'a pas varié. Les locaux industriels évalués selon la méthode comptable en sont exclus.

Une collectivité ou un hôpital paie-t-il des taxes locales ?

Oui, dans de nombreux cas. Les exonérations dépendent de l'affectation précise de chaque local et de la nature de l'activité qui s'y exerce, et non du statut global de la structure. Un bâtiment dont l'affectation évolue, un local loué à un tiers ou une activité nouvelle peuvent faire basculer un bien dans le champ de l'imposition, sans que le changement inverse soit toujours pris en compte.

Faut-il attendre l'avis d'imposition pour agir ?

Non. L'avis déclenche le délai de réclamation, mais l'analyse des bases peut être menée à tout moment à partir des avis des années précédentes. Engager la démarche avant la fin de l'année permet de couvrir deux exercices plutôt qu'un seul, puisque l'année la plus ancienne sort du délai au 31 décembre.

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Vos bases d'imposition locales ont-elles déjà été vérifiées ? Un audit sans engagement indique en quelques jours si vos avis reposent sur des éléments exacts, et ce qui reste récupérable avant le 31 décembre. Demandez votre audit.